Archives pour octobre 2009


Gares TGV et aménagement du territoire.

30 octobre 2009 — 3:56

Pour un gars de l’Est comme moi, c’est quelque chose de relativement nouveau, le TGV. Mis en service depuis 2007, le TGV Est est un succès retentissant, et son développement n’est pas terminé.

Je me souviens qu’à l’époque, on « vendait » le TGV comme suit : le TGV participera au développement économique et territorial des régions du Grand Est, et contribuera au rayonnement de la Lorraine. Je me rappelle aussi m’être demandé pourquoi, alors les futures et principales gares TGV se situaient … au milieu de nulle part.

Oh, je n’ai absolument rien contre Cheminot-Louvigny (Lorraine TGV), Trois-Domaines (Meuse TGV) ou Bezannes (Champagne-Ardenne TGV). Je suis persuadé que ce sont trois communes tout à fait charmantes, où il fait bon vivre. Seulement voilà : quel est l’intérêt d’avoir placé ces trois gares à ces trois endroits ? Gain de temps ? Pour le TGV en lui-même, sans doute. En ne s’arrêtant que peu et ne faisant pas de détours, la durée du voyage d’une rame est plus faible quand s’arrêtant souvent et en privilégiant les grandes villes. Seulement, pour le voyageur, le compte n’y est pas : en devant utiliser des navettes pour se rendre aux gares TGV (même si Reims a comme projet d’y faire passer un tramway), la durée du trajet s’allonge, et alors qu’on nous vante le Nancy-Paris en 1h30, on perd en réalité plus de temps lorsqu’il s’agit de passer par Paris sans s’y arrêter, pour aller à Bordeaux ou à Lille, par exemple.

On ne peut pas franchement dire que ces gares aient eu une incidence sur le rayonnement économique des villes alentour, qui sont plutôt, d’ailleurs, des villages, où le tourisme semble faible, le développement économique quasi-inexistant, et la démographique stagnante. N’insultons pas l’avenir, mais gageons tout de même que l’impact sera bien faible.

Ces décisions sont en réalité purement politiques. Choisir Lorraine TGV, c’est faire un non-choix entre Nancy et Metz, dont la lutte pour le leadership en Lorraine en est à de telles proportions qu’il aurait été impossible de prendre une telle décision. Dommage que cela se fasse au détriment des voyageurs. Résultats : les choix se sont faits sur des arbitrages partisans, et après seulement deux ans et demi de mise en service, l’utilité de la gare Lorraine TGV actuelle, située à Louvigny, est remise à juste titre en question. On comprend difficilement, d’ailleurs, la position du MoDem lorrain sur le sujet, sinon pour enfourcher l’habituel cheval de bataille des dépenses et des comptes d’apothicaire.

Malheureusement, il semblerait que ces décisions de construire les gares TGV en-dehors des villes soient inscrites dans un consensus général, et si ces décisions contentent l’ensemble des élus, elles ne sont pas forcément prises dans l’intérêt des voyageurs. Dommage.

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« Aucun repas n’a dépassé les 5 000 euros ! »

29 octobre 2009 — 11:06

Elle est pas géniale, celle-là ?

Frédéric Lefebvre, le bourrin de l’UMP, a cru bon de relativiser une somme aussi énorme pour justifier les dépenses faramineuses engagées par la présidence française de l’Union européenne, notamment lors du sommet de Paris pour l’Union de la Méditerranée.

Eh oui, quoi, un repas à 5 000 euros, voilà qui n’est pas si exceptionnel … Ne faites pas vos provinciaux, voyons, vous n’avez jamais acheté une caisse de Romanée-Conti ? (pouffement de gros con)

5 000 euros … cela fait 1 000 euros de plus que le versement annuel de mes bourses (3 847 €). 434€ par mois, pendant neuf mois. Devoir pleurer auprès du paternel pour qu’il vous donne une pension. Bosser à côté des cours, louper des cours parce qu’il est impossible de sécher le boulot.

Pendant un an.

Et tout ça … c’est passé en une soirée à peine dans la gueule de chacun de ces messieurs-dames, qui n’ont même pas dû prendre un plaisir particulier à goûter des mets aussi délicats, parce qu’ils ont l’habitude, parce que le scandale vient uniquement du fait que ces chiffres ont été révélés au grand jour, mais sont les chiffres habituels.

A pleurer.

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Tour de France du Projet des socialistes : l’étape de Nancy.

28 octobre 2009 — 11:30

Le Parti socialiste est tout entier tourné vers l’élaboration de son Projet. Pour réussir dans cette démarche ouverte et inédite, le Parti a décidé d’organiser un tour de France du Projet durant lequel, à chacune des étapes, les socialistes rencontreront les Français afin d’échanger sur leurs attentes, sur les valeurs et les fondements de la société française.

C’est à Nancy le mercredi 18 novembre que Martine Aubry viendra rencontrer toutes celles et ceux qui voudront bien débattre de la question :

Quelle société voulons-nous pour demain ?

Une réunion publique participative se tiendra à 18h à la salle des fêtes de Tomblaine.

A partir d’un film sous forme d’enquête qualitative réalisée auprès d’un échantillon significatif de Français, un dialogue direct et sincère pourra s’établir. Un buffet convivial permettra vers 20 h 15 de prolonger les échanges et de rédiger des contributions écrites pour le Projet.

Pour des raisons d’organisation, nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire dès maintenant à la réunion. Merci de nous communiquer (avec leur accord) le contact de personnes qui seraient prêtes à participer en dialoguant et en donnant leur avis sur la France qu’ils aiment.

Pour vous inscrire, être tenu au courant du lieu, n’hésitez pas à nous téléphoner ou à nous écrire :

Les Nations 23 bd de l’Europe 54500 Vandoeuvre – 03 83 27 40 09 – fede54@parti-socialiste.fr

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Parce que les socialistes aiment aussi lancer des trolls.

27 octobre 2009 — 9:00

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Mon féminisme.

25 octobre 2009 — 5:16


C’est toujours un exercice délicat pour moi. Dans une précédente note, sur un ancien blog, je m’étais élevé contre le féminisme radical et ses dérives. Mal m’en a pris : les accusations de misogynie et de sexisme ont vite plu sans aucune argumentation derrière, certaines personnes préférant voir « contre le féminisme » alors que le titre était bien « contre le féminisme radical ». Vous imaginez le traumatisme, pour un féministe comme moi.

Oui, parce que malgré mon nom à consonance latine et mes origines italiennes, je suis un farouche féministe. Demandez à ma compagne, j’en deviens limite chiant avec ça. Mais je suis un féministe quelque peu atypique : au sein de mon parti, j’ai voté contre ce que j’appelle la parité positive, que je considère ni plus ni moins comme l’instauration d’un système de quotas qui me semble aberrant et à l’encontre des plus élémentaires principes républicains. De là à ce que certains vous disent que je suis contre la parité, il n’y a qu’un pas. Certain-e-s féministes aiment malheureusement les raccourcis.

Egalité stricte des salaires, fin des temps partiels imposés aux mères, planning familial, congé paternité (eh oui c’est un combat féministe : égalité des salaires = augmentation des congés paternité) , patriarcat, genre … Les sujets sont vastes et montrent que pour le féminisme, la fin de l’histoire ne semble pas être pour tout de suite.

Voilà une bataille culturelle que j’essaie de mener au quotidien, même si j’avoue, en tant qu’homme, qu’il est difficile de faire entendre sa voix, surtout si elle est originale, comme sur la parité. Passer pour le miso de service, merci bien.

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MJS : des lendemains qui chantent ?

24 octobre 2009 — 7:50

Le 9ème congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes sera celui des choix décisifs. Nous sommes en effet à la croisée des chemins : depuis le début de la présidence du MJS de Razzy Hammadi, puis celle d’Antoine Détourné, beaucoup de choses ont changé : méthode de gouvernance, combats identitaires, batailles culturelles … L’ère Hammadi-Détourné a été, à bien des égards, celle des renoncements et de la paresse intellectuelle et militante.

Scander que nous sommes la génération CPE ne sert à rien. Quand on a été dans l’incapacité de porter un projet alternatif pour les jeunesses, on n’a pas en plus le culot de revendiquer un tel héritage.

Si seulement le Mouvement des Jeunes Socialistes ne pouvait être accusé que de paresse … Depuis 2006, c’est la purge. Implacable. Injuste. Stalinienne. Des fédérations entières ont été rasées, des milliers de militants dégoûtés de la politique. Le MJS a fabriqué de futurs abstentionnistes, merci Hammadi, merci Détourné. En un exemple comme en cent : la Meurthe-et-Moselle. Une fédé dynamique (environ 200 cartes, pour un MJS qui ne contient même plus 10 000 adhérents), des présidentielles, législatives et municipales menées tambour battant, un PS local qui fait confiance aux jeunes du MJS en les plaçant avantageusement sur les lites municipales.

Et puis, presque du jour au lendemain, tout s’arrête. Une poignée d’imbéciles utilise des prétextes personnels pour se constituer en groupe politique, et font appel à Hammadi, trop content de déglinguer cette fédération historiquement Nouvelle Gauche. Rappelons en effet que malgré la fusion des groupes Nouvelle Gauche et Alternative Socialiste dans la sensibilité TàG, les anciens d’AS n’ont eu de cesse d’éliminer politiquement les anciens NG.

Dès lors, les prétendues fraudes du Parti socialiste prennent des allures de pâles copies de ce qu’on peut faire chez les « jeunes » : corps électoral gonflé de près de 100 cartes, faux électeurs, mise sous tutelle de la fédération sans aucune autre forme de procès, et finalement, un congrès local marqué par l’arrivée d’une cinquante de têtes jamais vues auparavant, et qui ne savaient même pas ce que signifient les initiales « MJS ».

On en rigolerait presque aujourd’hui avec le recul, mais ces méthodes ont existé et existent encore. On comprend facilement comment la majorité peut obtenir nationalement des scores frisant les 80%, puisque les fédés minoritaires sont systématiquement rasées, et reconstruites.

La Meurthe-et-Moselle aujourd’hui ? Presque zéro action, moins de 100 adhérents, une majorité qui ne convoque ni CF ni AG, des combats totalement oubliés et un Animateur Fédéral qui se sent bien con maintenant qu’il a obtenu ce qu’il voulait. Ne pas savoir utiliser le joujou qu’on a tant convoité, quelle déchéance de l’esprit …

A la fin de l’année commencera réellement le congrès du MJS. Face à la majorité actuelle, les sensibilités tentent de s’unir pour changer un système digne des pires heures de l’URSS. Bon nombre de militants partent défaitistes, et je les comprends. Il y a quelque chose de pourri au royaume des jeunes socialistes, et le verrou appliqué au système est si fort qu’il faudra un miracle pour le faire sauter, pour obtenir enfin une organisation de jeunesse digne de ce nom.

Voilà un combat qui ne manque pas d’allure !

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Pour changer le Mouvement des Jeunes Socialistes, c’est par ici.

23 octobre 2009 — 3:18

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A vous dégoûter.

21 octobre 2009 — 10:12

« Qu’est-ce qu’on va encore nous pondre aujourd’hui ? » Je me pose cette question tous les jours.

Aujourd’hui, on apprend que trois Afghans ont été expulsés par charter, comme des bestiaux. Hier, on constatait avec amertume que les dynasties politiques ont décidément de beaux jours devant elles. Avant-hier la pipolitique avait son emblème, et se faisait féliciter par un ministre de la République à l’Assemblée Nationale.

Et pendant ce temps-là …

On ne parle pas de la réforme des collectivités territoriales.
On ne parle pas des enfants d’Edvige, deux nouveaux fichiers.
On ne parle pas plus de la situation du service public, et on oublie qu’il n’y a pas que la Poste.
On arrive, dans un syndicat lycéen de gauche, à être plus pourris qu’à l’UMP. Fallait le faire.

Ami, camarade, citoyen, tu as du courage si tu crois encore en la politique. Serrons les dents, le spectacle ne fait que commencer.

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Sarkozy fils, fossoyeur d’une jeunesse qui s’engage.

15 octobre 2009 — 9:21

Cela aurait pu être un superbe coup pour l’UMP, s’il n’y avait pas eu autant de remous : en faisant accéder Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD sans trop d’encombres, l’UMP aurait pu se targuer d’assurer le renouvellement des générations en politique, et de réussir sans vote ce que le PS ne sait pas faire malgré sa rénovation.

Le problème, c’est qu’en faisant nommer Jean Sarkozy de la façon qu’on sait à cette fonction prestigieuse, le Président de la République ne rend pas service aux jeunes qui veulent s’engager et prendre des responsabilités en politique. Car il est vrai qu’avant d’avoir des responsabilités et de les exercer avec enthousiasme, il faut avoir « fait ses preuves », euphémisme hypocrite qui recouvre les réalités suivantes : avoir l’appui de quelques personnalités du parti, avoir l’approbation d’une sorte de comité des sages implicite, qui validera chaque étape de votre militantisme et n’hésitera pas à vous faire remarquer quelque écart de conduite que ce soit, etc. Bref, se faire bien voir des personnes influentes, en-dehors de toute compétence réelle ou supposée.

Le processus n’a rien à voir avec le mérite, ni même avec le fait de « se faire remarquer » : il faut juste avoir été  suffisamment consensuel et avoir une spécialité pour espérer, un jour, être utile au parti dont on est adhérent. Je suis adhérent du PS (et pas nécessairement à l’affût d’un poste, puisque j’exerce déjà une modeste responsabilité), mais l’exemple pourrait sans doute s’appliquer ailleurs. Pour être caricatural, à 20 ans tu es de la chair à canon, à 30 ans tu es un jeune prometteur, à 40 ans tu trépignes d’impatience et tes dents rayent le parquet, à 50 ans tu es déjà un vieux de la vieille qui connaît tout et sait tout.

Et l’enthousiasme là-dedans ? Et le bonheur de militer ensemble ? C’est vrai que ce texte est d’une froideur hallucinante, mais en déjà presque huit ans d’engagement j’ai pu voir les processus d’ascension, de validation « en haut » de telle ou autre personnalité, et aujourd’hui encore, l’âge est un sérieux frein à l’accession aux responsabilités.

Et ce n’est pas l’arrivée de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD qui va arranger les choses pour les jeunes militants de tout bord.

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Engagements socialistes

14 octobre 2009 — 9:27

Reconquête idéologique après l’effondrement du cycle financier libéral. Reconquête idéologique après les échecs des socialismes d’accompagnement des années 90. Reconquête idéologique urgente après les basculements entiers d’espaces sociaux de résistances au dogme libéral.

La société Monde du 21ème siècle ne sera pas celle du 20ème. Quelles sont les questions qui se posent à nous ? Quels sont aujourd’hui les besoins élémentaires qu’une société doit apporter à ses citoyens ? Quels sont les droits élémentaires qui font des habitants des citoyens ? Quelles sont les nouvelles frontières de l’affrontement entre capital, travail et nature?

Allez-y. Là. Maintenant.

Notre démarche

Reconquête idéologique après l’effondrement du cycle financier libéral. Reconquête idéologique après les échecs des socialismes d’accompagnement des années 90. Reconquête idéologique urgente après les basculements entiers d’espaces sociaux de résistances au dogme libéral.

La société Monde du 21ème siècle ne sera pas celle du 20ème. Quelles sont les questions qui se posent à nous ? Quels sont aujourd’hui les besoins élémentaires qu’une société doit apporter à ses citoyens ? Quels sont les droits élémentaires qui font des habitants des citoyens ? Quelles sont les nouvelles frontières de l’affrontement entre capital, travail et nature?

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