Archives pour novembre 2009


Saint-Nicolas : Un « accord tacite » ridicule.

30 novembre 2009 — 3:53

Je suis né un 6 décembre. Autrement dit, né le jour de la Saint-Nicolas, j’accorde à cette fête une importance particulière. Alors je dois avouer que quand je lis çà et là, sur Facebook, des inepties de ce genre (je floute le nom de l’auteur pour éviter tout problème) :

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J’ai envie de m’arracher les cheveux. D’autant que cette saillie provient, je vous le donne en mille, d’un élu nancéien. Reprenons donc :

- Bouh les méchants Messins ils font la Saint-Nicolas comme nous.
- Y a un « accord tacite » entre Nancy et Metz depuis des années pour que chacun fasse sa fête dans son coin (vive la Lorraine unie !)
- Z’ont qu’à faire leur fête de la Mirabelle dans leur coin les zigotos.

Nan mais franchement …

Belles fêtes de la Saint-Nicolas à TOUS les Lorrains, et espérons que cette le Père Fouettard ira gronder ces vilains n’enfants qui pensent que Saint-Nicolas n’appartient qu’à Nancy.

Na. Et pis d’abord le programme de Metz a l’air super sympa, ça change de ce qu’on voit habituellement à Nancy.

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MJS : clap de fin.

27 novembre 2009 — 9:14

Le neuvième congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes était celui de tous les espoirs : espoir d’un mouvement renouvelé dans ses pratiques, refondé comme tente de le faire le Parti socialiste.

Chacun le sait au MJS, et ceux qui le contestent le font avec un sourire en coin : nous sommes gangrénés par les pratiques douteuses, les fausses cartes, les urnes bourrées, les intimidations et la violence dans nos fédérations. Quand un ancien Président du Mouvement des Jeunes Socialistes menaçait de « raser une fédé » il y a trois ans, nous imaginions à peine que c’était le début d’un mouvement d’ampleur.

En consacrant à près de 70% l’équipe sortante, le Mouvement des Jeunes Socialistes, 5 000 adhérents à peine (à l’approche d’un congrès, quelle misère), grave dans le marbre et consacre ces pratiques d’un autre âge, que la nouvelle Présidente du MJS Laurianne Deniaud n’a même pas évoquées du bout des lèvres. Ni constat, ni changement, donc. Juste un beau nouveau logo pour faire d’jeuns et dynamique.

En Meurthe-et-Moselle, notre congrès fédéral aura lieu dans quelques jours. L’équipe sortante va évidemment présenter une liste, et n’assumera sans doute pas le fait que rien n’a été tenté pendant son mandat pour réconcilier cette fédération déchirée, pour la remettre en marche et lui donner une dynamique perdue depuis le congrès fédéral de 2008. Rien à en tirer, c’était pourtant la mission donnée par la Commission Nationale d’Arbitrage il y a quelques mois : retrouver un militantisme commun.

Que peut-on encore attendre du Mouvement des Jeunes Socialistes ?

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Quand on est socialiste, on est exigeant.

24 novembre 2009 — 5:29

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Sur un chat …

« Moi : Le réseau Stan propose désormais … de recharger sa carte en ligne !
Elle : glouaaare lol
Elle : c’était pas trop tot
Moi : Euh …
Elle : quoi ?
Moi : On est les premiers à le faire en France
Moi : lol
Elle : oui ben ça n’empêche que c’est pas trop tôt
Elle : loool
Elle : (mauvaise foi caractérisée) »

Ahem.

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Football, politique, morale et décadence.

21 novembre 2009 — 9:43

Le soir du match France-Irlande, je n’ai pas pu m’empêcher de penser ceci : « espérons qu’on perde, qu’on arrête de parler de football ». Si j’avais su …

Le Premier ministre irlandais qui intervient. Christine Lagarde, ministre française, qui pense qu’on devrait rejouer le match. Et l’ensemble de la classe politique de s’emparer de cette question. Le show-biz s’y met aussi, et Christophe Dechavanne nous fait un (joli) pétage de plombs sur le plateau de Canal + :

Et nous voilà partis dans l’actualité de la semaine, la main de Thierry Henry, qui reconnaît lui-même avoir triché et pense qu’on devrait rejouer le match. Si seulement les choses s’étaient stoppées à ce moment-là … Mais non. Parce que c’est du football, chacun donne son avis comme s’il était un expert, brandit le drapeau de la sacro-sainte morale, se fait le parangon de l’éthique et de la probité, et fait de cette malheureuse affaire un casus belli, un scandale national, à côté duquel l’Angolagate ou le procès Clearstream sont des pâtés dans le sable faits par des gamins.

Et on nous parle de morale ? Ce non-événement des derniers jours me fait penser que la morale des Français est sacrément à géométrie variable.

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L’ouverture sarkozyste façon Europe écologie.

15 novembre 2009 — 12:35

Le mercato d’hiver est ouvert chez Europe écologie. Avec Cécile Duflot dans le rôle du chasseur de têtes. Pas une semaine ne se passe sans qu’on annonce de nouvelles prises de guerre, parfois connues, parfois moins. Beaucoup de transfuges du PS qui y voient là une opportunité qu’ils n’auraient pas eu au Parti, quelques sociétés civiles, bref, un casting plutôt qu’un programme, surtout en Ile-de-France d’ailleurs. Je ne suis pas inquiet, d’ailleurs, le programme viendra sans aucun doute plus tard ; mais ce recrutement sauvage me rappelle furieusement l’ouverture sarkozyste de 2007, avec ses opportunistes et ses girouettes, ses paillettes et ses strass.

L’obsession de Cécile Duflot est toute avouée :

A 34 ans, Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti écologiste, veut crédibiliser sa candidature en plaçant aux avant-postes de son dispositif des candidats verts non encartés. « J’ai besoin de biodiversité intergénérationnelle et de pluralité des regards », confie celle qui prétend ravir la présidence de l’Ile-de-France.

Non encartés, bouh, pas bien le parti, surtout pas, de l’apartisan ma bonne dame, pourquoi pas de l’apolitique, parce qu’on le sait bien, les partis c’est des machines à magouilles. Plus sérieusement, la politique de l’exhibition des trophées me laisse un peu de marbre. On peut néanmoins comprendre l’embarras des Verts : sortants dans la plupart des régions et membres des exécutifs, ils ne peuvent pas sérieusement déglinguer leurs propres bilans et il est trop tôt pour lancer une campagne sur le projet ; le but est donc de jouer la carte société civile et rassemblement. Mais à quel prix ?

Si chacun a bien pris conscience, au sein de la gauche réformiste comme de la gauche radicale, de la nécessité de l’écologie politique, cette façon de faire des écologistes a tendance à rendre leur formation franchement antipathique, et il n’est plus rare d’entendre, en section comme sur le terrain, des socialistes, des communistes ou des proches du Parti de Gauche fustiger cette démarche de phénomènes de foire. A gauche, la culture politique est d’abord d’avancer les idées puis les personnes, on comprend pourquoi Europe écologie ne se fait pas que des amis.

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Réseau Stan, difficile réorganisation.

14 novembre 2009 — 3:10

Réunis ce matin en séminaire avec le groupe des élus de gauche de Nancy, nous avons très vite partagé le constat suivant : le bilan en matière de transports en commun est d’ores et déjà catastrophique à Nancy. L’arrivée de la soi-disant ligne de TCSP (parler de site propre quand on sait le pourcentage de voies dédiées à la future ligne 2 a de quoi faire sourire) va apporter une confusion supplémentaire au réseau Stan.

En effet, depuis la mise en service de la ligne 1 en 2000, le réseau Stan s’est peu à peu construit autour et en fonction de cette ligne de tram. Ainsi, la signalétique, la numérotation des lignes et l’articulation des points de connexion ont été faits tout exprès en fonction de la ligne 1.

Pour appuyer mon propos, une illustration :

On voit ici l’apparition de points de correspondance, un en bleu (3) et l’autre en vert (2). Ces points sont des pôles d’interconnexion : ils permettent des correspondances facilitées entre le tram et les lignes de bus. Ainsi, le pôle 2 est à République, le pôle 3 au Point Central, etc.

Le problème, c’est que les lignes de bus ont été nommées (et construites) en totale dépendance avec la ligne 1. Exemple : la 138, dont on voit le parcours à l’image.  Le 1 correspond à la ligne de tram dont elle dépend, et le 3 à son pôle de connexion.

Vous voyez un peu le bronx ? Quand la ligne 2 va arriver, tout va devoir être réorganisé. Et on se doute bien qu’on ne va pas créer autant de lignes de bus qu’il y en a actuellement qui commencent par 1. On arriverait à une trentaine de lignes nouvelles, imaginez ce que ça représente. De deux choses l’une : ou on abandonne le système actuel des pôles, et/ou on change complètement la dénomination des lignes. Quoi qu’il en soit : große bordel en perspective.

Merci à blogOstan pour la photo ;-)

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Le parti a-t-il encore un sens ?

11 novembre 2009 — 2:29

« Un parti politique est un association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir. est une association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir. C’est donc une organisation au service d’une idée. »
(source)

Oui, hein ?

Ca paraît bien éloigné de l’image (parfois juste) que peuvent en avoir les citoyens, n’est-ce pas ?

Je ne sais pas si cette impression est toute personnelle ou partagée, mais nous assistons à une recomposition surprenante de la vie politique française ces dernières années. Les partis ont changé, de nouvelles alliances se sont dessinées, de nouveaux espaces se sont créés, même si les discours n’ont pas fondamentalement changé.

Les idées n’ont pas changé. Alors pourquoi les organisations le font-elles ? Peut-être tout simplement parce que la notion même de parti politique inspire chez les citoyens des associations d’images pas fameuses : corruption, tricheries, magouilles, confiscation du pouvoir démocratique, classes prépa pour jeunes loups ambitieux, etc. Jusqu’à récemment, à gauche tout du moins, les partis politiques étaient les héritiers d’une longue tradition démocratique, et s’inscrivaient dans une forte démarche historique. Parti socialiste, Parti communiste français … étaient les deux poids lourds de la gauche démocratique française. Aujourd’hui, autour d’eux, gravitent de nouvelles formations, de nouveaux noms, avec parfois de nouvelles organisations : Europe écologie, rassemblement d’associations et de partis, le NPA, sorte de LCR élargie, le MoDem, fédération de partis politiques du centre-gauche au centre-droit …

Et nous ? Que sommes-nous ? Nous sommes le Parti socialiste. Tout seul. Nous n’avons pas autour de nous cette image de « société civile » – qu’est-ce que je peux détester cette locution débile. Le PS a l’image d’un parti. Point. Et il semble aujourd’hui que cela ne suffise plus. Une révolution mentale doit s’opérer chez les militants : accepter qu’ils ne sont pas les seuls à être le Parti socialiste, à le faire vivre et à décider. Les primaires sont un processus allant dans ce sens. Peut-être ce processus ira-t-il plus loin, peut-être pas. Mais le parti, dans son acception des années 70, avec son organisation, sa dimension sociale et quotidienne, semble avoir pris depuis 2007 notamment un sacré coup sur le pif.

Pour le meilleur et pour le pire.

2 commentaires » | PS

Il paraît …

10 novembre 2009 — 4:42

Il paraît … que le MJS 54 a fait une Assemblée Générale de vote hier, lundi 9 novembre.
Il paraît … qu’elle se déroulait à Toul.
Il paraît même … qu’elle avait lieu de 10 à 15h, alors que le réglement du congrès du MJS exigeait explicitement des horaires allant de 19 à 21h. Enfin, il paraît. Personne n’a été prévenu.

Il paraîtrait même … qu’ils n’étaient que 7 votants. Tous de la majorité. Toute la majorité, quoi.

Sur une fédération de plus de 100 adhérents.

Enfin, il paraît hein. Ils n’en parlent pas sur leur site.

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A Nancy aussi, on a fait le mur.

8 novembre 2009 — 7:31

La symbolique était forte, et ma modeste responsabilité au PS ne pouvait que m’inciter à participer à cet événement : aujourd’hui, à 17h30, plusieurs dizaines d’étudiants de Sciences Po Nancy ont brisé un mur construit par les services de la ville, symbolisant la chute du Mur de Berlin. On peut s’étonner d’ailleurs de l’inexactitude de l’événement, puisque c’était le 9 novembre 1989, et non le 8. Mais peut-être espéraient-ils faire venir plus de monde un dimanche.

Hilares, les étudiants de Sciences Po. Très animés par le fait de péter ce gros mur en carton, ambiance peu solennelle. Tant mieux, tant pis. Après tout, cette génération qui est la mienne avait à tout casser deux ou trois ans quand le Mur s’est effondré, nous n’avons pas les sensations de nos aînés, nous n’avons connu ni l’oppression, ni la séparation.

L’image le montre, il n’y avait pas grand-monde du côté Est. Ni chez les étudiants, ni dans le public. Seul le côté « libre » était mis en avant dans cette reconstitution. Sentiment bizarre. Entassées du côté Ouest, les personnes du public voulaient absolument voir l’ouverture du Mur. J’ai aimé, pour ma part, voir cette ouverture du côté soviétique, cela donnait un point de vue intéressant, celui du passage de l’oppression à la liberté.

Notre bon maire André Rossinot avait, pour l’occasion, arboré sa plus belle écharpe rouge. Et d’entonner une belle ode à la liberté et à la démocratie, avant d’appeler la populace à se restaurer à la mairie … Oups ! On a oublié la minute de silence.

La célébration s’est terminée avec force violoncelles et un hymne européen de circonstance. Fermez le rideau, si l’on peut dire.

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Estrosi et Twitter : attention, ta timeline est publique !

5 novembre 2009 — 7:14

Estrosi : twitter au Sénat
envoyé par mbourquin. – L’info internationale vidéo.

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