Crapenhague.

J’ai suivi avec beaucoup d’attention le sommet de Copenhague. Nul besoin d’être chez les Verts pour avoir une fibre écologiste sincère, aussi mon espoir était-il à la hauteur de l’enjeu d’un tel sommet : non pas seulement « lutter contre le réchauffement climatique » comme on a pu le lire de façon un peu bêbête, mais véritablement changer de modèle de développement économique, plus responsable, plus durable, plus soucieux de notre environnement au sens littéral du terme.

La déception est immense pour toute une génération, la mienne, celle qui croit en la nécessité absolue d’un monde nouveau, sous le signe du respect et de la durabilité, cette génération sociale et écolo, issue des combats altermondialistes.

Dois-je l’avouer ? Le discours de Nicolas Sarkozy à la tribune de la COP m’avait séduit. Enfin un discours volontariste et bousculant, me disais-je, la France va jouer le rôle d’objecteur de conscience qu’elle avait su habilement jouer en 2003 en d’autres circonstances. Naïf je reste, en toutes circonstances, surtout quand on me dit que c’est couru d’avance. Quand Sarkozy s’énerve et donne des coups de menton à la tribune, quand l’enjeu est mondial, planétaire, j’ai la faiblesse d’y croire. J’ai la faiblesse de penser alors, en bon internationaliste, que les pays du monde entier sauront s’unir pour faire aboutir une cause qui dépasse les clivages et les particularismes, qu’ils oublieront leurs petits intérêts nationaux et leurs petites campagnes électorales, qu’ils seront là pour « décider » comme le disait, la main sur le coeur, le président Sarkozy.

La déception est immense, le compromis mou, les engagements chiffrés reportés sine die. Un coup pour rien ; des milliers de déplacements en avion, un fric monstrueux dépensé, et tout cela pour entendre un Sarkozy fatigué et lui-même bien convaincu de cet « accord politique » annoncer que l’objectif est atteint.

Honte, honte aux dirigeants du monde.

Catégorie : Coup de gueule Pas de commentaire »


Laissez votre commentaire



Retour en haut