Et vint le divin Flambeus.

Huit années je voguai au sein du parti de la rose au poing ; la neuvième, apparut la perspective ombreuse des primaires de toute la gauche.  Je sentis mon âme transportée par la joie, la glorieuse deloréïde ayant tenu sa promesse de l’année précédente par le truchement du longiligne et flamboyant Montebourgos.

Au milieu de mes cris de bonheur, une tempête se leva, et vint le divin Flambeus, de rose vêtu, son front d’airain ayant été dégarni par le temps et les contrariétés. Il vint, et ignorant l’indifférence de ses pairs, il s’avança, afin de prendre le flambeau de l’investiture suprême. Il parla, et du haut du rocher fauteuil rouge de Druckeros : « Je suis candidat ». Il dit, et l’assemblée tout entière  frémit d’une apathie légère et moqueuse.

Mon coeur se réjouit, et ma détresse se dissipa. Les vagues des mers de mon âme se retirèrent, la tempête se dispersa. C’est là que je tombai et repris mes sens. Le divin Flambeus ne pouvait pas être candidat. Non.

Catégorie : Humour, PS | Tags : , , Un commentaire »

Un commentaire pour “Et vint le divin Flambeus.”

  1. Groucho Marx

    MP,
    Merci d’être venu poster un commentaire chez moi, car si vous ne l’aviez pas fait je ne vous aurais pas découvert et j’en aurais conçu un vif ressentiment.
    Bon, sans rire, votre blog est vraiment très sympa, je vous ajoute à ma blog-roll avec une joie non dissimulée.
     
    Pour en revenir au sujet de votre billet, notre ami Toréador en a publié un sur les prétendants et les possibles au PS pour la présidentielle. Il concluait que seuls Aubry et Hollande pouvaient en faire partie. Je partageais son avis, en ajoutant qu’aujourd’hui notre Martien nationale est hors course pour cause de louvoiement un poil trop voyant.

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