Avant de fêter l’Europe, faisons-la vivre.

Aujourd’hui, c’est le 9 mai. 9 mai, journée de l’Europe. Pour bon nombre de nos concitoyens, c’est une journée parmi tant d’autres, à ranger à côté de la journée internationale sans voiture, de la journée de lutte contre machinchose, etc. Et pourtant … nous célébrons bien la Déclaration Schuman.

Soixante ans après cette déclaration, que reste-t-il de ce qui était hier une grande promesse ? Dans les coeurs des Européens, pas grand-chose ; politiquement, une construction hybride laissant toujours plus un sentiment d’inachevé ; économiquement, une absence de gouvernement économique et une zone euro pas étendue à l’ensemble des pays et fragilisée.

Au PS, comme dans tant d’autres partis politiques de gouvernement, on aime à dire que nous sommes un parti européen. Sans doute. Mais les militants, eux, s’en fichent. En tant que délégué fédéral à l’Europe, j’en ai fait la douloureuse expérience. Il n’y a aucune culture européenne au sein du parti, à part dans les quelques contributions que l’on retrouve aux congrès, ou, je vous parie ma chemise, lors de la prochaine convention où l’on retrouvera l’antienne du « L’Europe est l’échelon adéquat ».

Mais l’Europe des militants ? L’Europe des peuples ? Quelle place a-t-elle dans nos projets passés et futurs ? Nationalement, choix est fait de ne parler d’Europe que tous les cinq ans pour les élections, ou épisodiquement pour dire que l’Europe ne joue pas son rôle. Alors, localement, on rame. Et cette Europe que nous aimons tant, nous ne savons pas, aujourd’hui, la faire vivre.

60 ans après la Déclaration Schuman, la remise en question est obligatoire.

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