Ah, la ligne 1 de TCSP à Nancy …
… C’est toute une histoire ! Chaque Nancéienne, chaque Nancéien peut vous en raconter la situation initiale, les péripéties, les intrigues palpitantes qui la composent ! De pannes en retards, de travaux en blocages, de clauses pourries en erreurs d’ingénieurs, la ligne 1, à Nancy, c’est Autant en emporte le vent à peu de frais, enfin si je peux m’exprimer ainsi : le coût de cette petite plaisanterie se compte en millions d’euros.
La dernière séance publique à la Communauté Urbaine du Grand Nancy a été le théâtre d’informations pour le moins surprenantes sur les transports en commun nancéiens. Outre le fait que VélOstanLib’, un réseau aussi rikiki que l’ambition de ceux qui l’ont conçu, coûte 800 000 euros par an pour 25 stations et 250 vélos, on apprend, grâce au Conseil Général de l’Ecologie et du Développement Durable, que « le matériel de la ligne 1 peut/doit perdurer jusqu’en 2022« .
Vous avez bien lu. Deux mille vingt-deux.
Si vous êtes Nancéien-ne, ou si vous avez déjà eu le plaisir de visiter notre belle cité, vous avez sans doute dû faire un bond, aussi haut que la Tour Thiers. Pensez : trappes qui pendent, ornières à boucher chaque année, affichage défectueux, grincements, bruit, pannes encore fréquentes … Tout ça pour apprendre qu’une rénovation complète du matériel coûterait … environ 700 000 euros par véhicule ! La ligne 1 comprenant une vingtaine de rames, je vous laisse faire le calcul.
Pour reprendre le (bon) mot de l’ami Jacquemin, on est train de tourner « un tramway nommé délire » !

« Il a pas su tenir son équipe », « Nul », « Le responsable de cette mascarade », « Démission » … Raymond Domenech cristallise tous les mauvais sentiments que peuvent développer les supporteurs de l’équipe de France en pareille situation. Vae victis.