« Bien entendu … c’est off »
Je me souviens de ce livre de Daniel Carton. Beaucoup de chemin a été parcouru depuis ; vous trouverez pourtant toujours autant de conservateurs, en 2010, prompts à vouloir freiner une certaine idée de la transparence, à partir en croisade contre « l’Internet » (quelle horreur, ce L apostrophe, tout de même), les « twitts » et autres avatars d’une anarchie numérique « dangereuse » et « incontrôlable ».
En politique, de l’accusation d’anarchie à celle de favoriser les extrêmes, et notamment l’extrême droite, il n’y a qu’un pas que certains, comme François Baroin, sinistre budgétaire, ont franchi. Tant pis pour eux. La difficulté, désormais, est de faire comprendre aux citoyens qu’il n’y a pas plus d’affaires maintenant qu’auparavant : il n’y a juste plus aucune soupape de sécurité sur les informations chaudes.
Il serait d’ailleurs idiot et injuste de tout mettre sur le dos de « l’Iiiiiiinternet » (à dire avec un fort accent picardo-vosgien) : les journalistes ont simplement opportunément profité de cette ouverture pour se cacher derrière un avatar technologique.
Les huis clos à l’Assemblée, les petites phrases en coulisses … tout ça c’est terminé. Du moins en théorie : aux politiques bons communiquants de profiter de ces rares ouvertures pour faire de jolis coups, comme lors du débat sur les retraites par exemple.
Reste à faire un sort aux « résistants » journalistes (Aphatie) ou politiques (je n’en fais pas la liste, il y en a des tonnes) qui n’ont pas encore compris les enjeux de ces outils. Et les laisser dans leur fange.

J’apprécie très modérément la nouvelle brèche dans le front gouvernemental. Désormais, c’est Wauquiez qui est en cause. Le tort du bonhomme ? Avoir son propre micro-parti lui permettant de récolter des fonds.
Au fou ! Qu’est-ce donc que ce titre ? Une ultime provocation ? Point du tout, c’est un souhait de ma part : le Parti socialiste doit, à terme, avoir un coût moins important pour les adhérents. La barrière de la cotisation est, aujourd’hui encore, un frein à l’adhésion massive de militants, qui préfèrent le rôle moins actif de sympathisants. Certes, la première année, la cotisation est de 20 euros. Seulement, le projet de barème unique de cotisation
… C’est toute une histoire ! Chaque Nancéienne, chaque Nancéien peut vous en raconter la situation initiale, les péripéties, les intrigues palpitantes qui la composent ! De pannes en retards, de travaux en blocages, de clauses pourries en erreurs d’ingénieurs, la ligne 1, à Nancy, c’est Autant en emporte le vent à peu de frais, enfin si je peux m’exprimer ainsi : le coût de cette petite plaisanterie se compte en millions d’euros.
« Il a pas su tenir son équipe », « Nul », « Le responsable de cette mascarade », « Démission » … Raymond Domenech cristallise tous les mauvais sentiments que peuvent développer les supporteurs de l’équipe de France en pareille situation. Vae victis.