Bravo, Martine !
Ce matin, la France du débat sur les retraites se réveille avec les propositions du Parti socialiste. Qu’est-ce qu’on aura entendu ces dernières semaines : « une stratégie nulle », « une attente incompréhensible » … et ce, y compris dans nos rangs.
Ce matin, la démonstration est magistrale. Les propositions du gouvernement étaient déjà plus ou moins connues depuis longtemps, aussi, la simple lettre envoyée aux syndicats était tout sauf une surprise ; en ce qui concerne le PS, sa première secrétaire a réussi le tour de force de cristalliser le débat autour de nos propositions. J’en veux pour preuve les réactions de l’UMP, Valérie Rosso-Debord (bien connue dans le coin) en tête, incapable ce matin de défendre ses propositions, dans une interview axée sur trois arguments :
- Les ténors du PS ne sont pas d’accord entre eux (alors qu’un bureau national a voté les propositions)
- Les propositions du PS sont irréalistes, avec notamment ce bijou de There Is No Alternative :
« Le PS ne se rend pas compte que le monde a changé. On gagne un trimestre d’espérance de vie par an. On ne peut pas être le seul pays en Europe à travailler 35 heures par semaine, au lieu de 42 heures en moyenne dans les autres pays, où l’âge de départ à la retraite est autour de 67 ans. Un peu de discernement et de réalisme ne nuirait pas au PS. »
- Nous sommes derrière le gouvernement (sans déconner ?), les Français sont avec nous. Lire la suite »

Et vint la glorieuse deloréïde, triomphante au milieu de ses pairs. Elle mouva son visage d’airain : « Entendre ce soir les Français, c’est changer profondément de politique ». Elle dit, et l’assemblée tout entière se pâma dans une légère extase. S’approchant du flambeau de l’investiture suprême, une tempête se leva, et la glorieuse deloréïde entendit ces mots : « Mnêsai patros soio, Martine ! »*.
Huit années je voguai au sein du parti de la rose au poing ; la neuvième, apparut la perspective ombreuse des primaires de toute la gauche. Je sentis mon âme transportée par la joie, la glorieuse deloréïde ayant tenu sa promesse de l’année précédente par le truchement du longiligne et flamboyant Montebourgos.


