Catégorie: PS


Bravo, Martine !

19 mai 2010 — 7:37

Ce matin, la France du débat sur les retraites se réveille avec les propositions du Parti socialiste. Qu’est-ce qu’on aura entendu ces dernières semaines : « une stratégie nulle », « une attente incompréhensible » … et ce, y compris dans nos rangs.

Ce matin, la démonstration est magistrale. Les propositions du gouvernement étaient déjà plus ou moins connues depuis longtemps, aussi, la simple lettre envoyée aux syndicats était tout sauf une surprise ; en ce qui concerne le PS, sa première secrétaire a réussi le tour de force de cristalliser le débat autour de nos propositions. J’en veux pour preuve les réactions de l’UMP, Valérie Rosso-Debord (bien connue dans le coin) en tête, incapable ce matin de défendre ses propositions, dans une interview axée sur trois arguments :

- Les ténors du PS ne sont pas d’accord entre eux (alors qu’un bureau national a voté les propositions)
- Les propositions du PS sont irréalistes, avec notamment ce bijou de There Is No Alternative :

« Le PS ne se rend pas compte que le monde a changé. On gagne un trimestre d’espérance de vie par an. On ne peut pas être le seul pays en Europe à travailler 35 heures par semaine, au lieu de 42 heures en moyenne dans les autres pays, où l’âge de départ à la retraite est autour de 67 ans. Un peu de discernement et de réalisme ne nuirait pas au PS. »

- Nous sommes derrière le gouvernement (sans déconner ?), les Français sont avec nous. Lire la suite »

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En cas de victoire en 2012, le PS reviendrait-il sur la réforme des collectivités territoriales ?

3 avril 2010 — 4:14

On entend beaucoup le Parti socialiste pester contre la réforme des collectivités en ce moment : mort des départements et des régions, retour en arrière sur la décentralisation, mode de scrutin favorisant l’UMP, etc.

Pourtant, malgré la mobilisation des élus socialistes et républicains contre cette réforme, on peut sincèrement poser la question de la sincérité d’une telle démarche. Il n’est pas certain, si la gauche revenait au pouvoir en 2012, qu’elle reviendrait sur cette réforme des collectivités. Pourquoi ? D’abord, parce que la gauche au pouvoir n’a jamais franchement eu l’habitude d’abolir une loi. On pourra y mettre les justifications que l’on souhaite, comme la continuité républicaine, mais rares sont les fois où la gauche a remis en cause un projet de ce genre en arrivant aux responsabilités.

Il est pourtant évident que cette réforme va à l’encontre des principes mêmes de la décentralisation, qu’elle supprime cette dualité région-Etat-Europe et département-commune-interco. Bien sûr que cela va grincer des dents lorsqu’on va devoir passer de 6 000 à 3 000 élus. Pourtant, je suis persuadé que la seule chose sur laquelle le PS, entre autres, apposera sa marque, ce sera le scrutin, pour éviter un premier tour trop favorable à l’UMP.

Le reste est connu. On entendra des « c’est trop tard », des « le processus est trop avancé, il faut désormais l’adapter » et autres there is no alternative. A bien des égards, les socialistes ont d’ores et déjà accepté cette réforme.

Vous voulez prendre les paris ?

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Mnêsai patros soio, Martine

26 mars 2010 — 11:59

Et vint la glorieuse deloréïde, triomphante au milieu de ses pairs. Elle mouva son visage d’airain : « Entendre ce soir les Français, c’est changer profondément de politique ». Elle dit, et l’assemblée tout entière se pâma dans une légère extase. S’approchant du flambeau de l’investiture suprême, une tempête se leva, et la glorieuse deloréïde entendit ces mots : « Mnêsai patros soio, Martine ! »*.

La foule gémit, la détresse s’installa, et la houle se fit rageuse. Reprenant ses sens, la prêtresse de l’Ordre du Chabichou s’avança pour saisir à son tour le flambeau sacré. Le divin Flambeus, sortant de sa torpeur nutritive, glissa également sa main sur le flambeau.

La foule commença à gronder. La guerre de Trois pouvait  commencer.

*Souviens-toi de ton père, Martine

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« Maintenant j’y vais ! »

25 mars 2010 — 9:52

C’est le slogan du PS pour la campagne d’adhésion qu’il lance. Jolie opération, avec un affichage dans cinq grandes villes, chouette teasing, etc. Du point de la vue de la com’, c’est pas mal du tout. Le petit lifting du site national n’est pas mal non plus.

Le problème d’un slogan comme celui-là, c’est qu’immanquablement la présence d’un adverbe comme « maintenant » fait poser la question suivante : pourquoi pas avant ? pourquoi maintenant ?

David Assouline, dans son point presse, a eu une réflexion très juste : faire adhérer c’est bien, garder ses adhérents c’est mieux. Il faut donc créer les conditions de la « fidélisation ». Problème : avec l’euphorie des régionales vient l’ambiance « campagne perpétuelle » qui va durer jusqu’en 2012. Et d’ici là, chacun sait que le tempo est clairement électoral, un tempo où la remise en question n’est, il faut le dire, pas notre fort, et certains principes sont vite oubliés.

Primaires, non-cumul des mandats … Autant d’éléments de rénovation qui ont contribué au changement d’image du PS aujourd’hui, et qui ont propulsé Martine Aubry à des sommets de popularité jamais atteints auparavant. Nous avons donc un combat à mener, de façon collective, au-delà des groupes politiques et des sensibilités. Car pendant ces élections régionales, le moins que l’on puisse dire c’est que personne n’a été parfait, quelle que soit l’écurie, la motion, ce que vous voudrez. Il y a eu des principes sur lesquels on a transigé, sur lesquels on transige depuis trop d’années.

Notre responsabilité, ce n’est pas simplement de « fidéliser » l’adhérent comme on fidéliserait un client. Nous devons impérativement continuer et amplifier cette rénovation lancée l’an passé. Nos victoires en région et le score bien trop élevé de l’abstention nous en donnent le devoir.

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Le PS peut-il rester éternellement un parti ?

23 mars 2010 — 9:24

Vous avez sans doute remarqué, comme moi, que les résultats des régionales inscrivent dans le paysage politique de nouvelles entités  : Front de Gauche, Europe Ecologie … Des formations qui, il y a encore cinq ans, n’existaient pas, mais qui ont pourtant réussi le pari de s’implanter et d’obtenir une légitimité certaine, à gauche et sur l’ensemble de l’échiquier politique.

Dans ce triptyque, à gauche, la seule force politique qui n’ait pas changé dans la forme reste le Parti socialiste. Alors que le Front de Gauche et Europe Ecologie sont des rassemblements transversaux et sans structure réelle de parti, le Parti socialiste reste dans une forme très classique d’organisation politique.

Une organisation héritée du XXème siècle. Une organisation qui, à l’inverse d’EE et le FdG, n’a pas réussi à travailler de façon transversale et équitable avec les associations, le mouvement social, etc. Pourtant, plus encore que la rénovation que chaque candidat au Premier secrétariat brandissait comme un étendard voilà deux ans, la vraie transformation du PS est peut-être celle de l’organisation elle-même : abandonner la simple structure de parti pour atteindre un regroupement plus grand, plus large.

Le problème est malheureusement le suivant : alors que les écologistes peuvent s’appuyer sur des associations … écologistes, les socialistes peuvent difficilement aujourd’hui s’appuyer sur le secteur social, l’économie sociale et solidaire, les associations d’insertion, les associations d’éducation populaire, etc. Ou alors, quand certains courants politiques théorisent cette relations parti-associations, c’est sous l’angle de l’infiltration, de la présence partout, des groupes politiques transversaux. C’était la démarche de la gauche du PS dans les années 90. C’est aujourd’hui totalement inconcevable.

Alors, faut-il changer le PS ? Les résultats aux régionales risquent de donner à ses dirigeants et ses militants une assurance prompte à ne rien remettre en question. Dommage. Car pour gagner en 2012, les simples structures partisanes ne suffiront pas. Il faudra mobiliser de façon bien plus large qu’en 2007 et 2002. Ce serait le moment idéal pour un aggiornamento salutaire. Pendant ce temps, on préfère inonder la toile de think tanks. C’est plus in.

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Dimanche, on vote. Et on vote Jean-Pierre Masseret.

12 mars 2010 — 8:14

Aux quelques personnes qui passeraient ici par le plus grand des hasards, je voudrais dire … que je comprends que vous n’ayez pas envie de voter dimanche. La politique, de manière générale, n’a pas montré son plus beau visage ses dernières années : un Président bling-bling, à l’action faite de renoncements et de discours sans aboutissements, une gauche qui s’est déchirée en 2008 et en 2009, des élections européennes inintéressantes … La confiance que nous avons collectivement eu en la politique lors des élections présidentielles de 2007 semble s’être quelque peu rafraîchie.

Seulement, pour la première fois depuis plus de deux ans, nous avons la possibilité d’envoyer deux messages forts. Le premier est un message régional. Depuis 2004, sans scandale et sans annonces tonitruantes, la majorité régionale en place a développé, un à un, ses projets et ses promesses de 2004. Toutes ont été tenues. Dimanche, nous devons ensemble envoyer un message de confiance à Jean-Pierre Masseret et à son équipe, une équipe renouvelée, plurielle, dynamique. Dimanche, nous devons voter pour un projet, un projet qui met au centre de ses priorités l’éducation, la jeunesse, les transports, l’économie, la protection sociale.

Le deuxième message est éminemment national, et les Français ne s’y sont pas trompés dans les derniers sondages. Dimanche, nous aurons l’occasion ensemble d’adresser un message de défiance collectif à la droite au pouvoir, celle qui fustige nos régions et veut saccager nos territoires, celle qui dénonce l’augmentation des dépenses de fonctionnement quand ses ministres-candidats font campagne sur les deniers publics, celle qui critique nos bilans, mais n’est pas foutue d’assumer le sien.

Dimanche, on vote sans doute pour la dernière grande élection avant les présidentielles de 2012. C’est une occasion inespérée de faire entendre nos voix. Alors on se bouge, tous aux urnes !

Pas de commentaire » | PS, Régionales

Un nouveau site pour le PS Meurthe-et-Moselle.

31 janvier 2010 — 5:12

C’était un vrai plaisir pour moi de voir le regard ébahi et, si j’ose, manifestement interrogatif de Michel Dinet lorsque Mathieu Klein, Premier secrétaire fédéral du PS Meurthe-et-Moselle, a présenté le nouveau site web de la fédération lors des voeux 2010.

Cela faisait déjà quelques temps que nous envisagions une V2 du site web de la fédération. Le premier – que j’ai également eu le plaisir de mettre en place – avait le mérite de la clarté, mais pas de l’esthétique, pour sûr. Nous avons voulu y remédier, nous espérons avoir réussi. Le contenu se veut également plus interactif : photos, vidéos, et nouveauté, ouverture des commentaires aux internautes qui voudront réagir sur les communiqués, les prises de position, l’actualité du Parti socialiste en Meurthe-et-Moselle.

Le PS Meurthe-et-Moselle se dote également d’une page Facebook, afin d’apporter plus de proximité et d’immédiateté à son action politique. Je vous invite d’ailleurs à vous y abonner dès maintenant.

N’hésitez pas à donner votre avis ici ou sur le site de la fédération, vos commentaires sont les bienvenus. Je ne résiste pas à sortir cette petite pique finale : alors, Président Dinet, à quand un blog ? ;-)

3 commentaires » | Blog, PS

Et vint le divin Flambeus.

26 janvier 2010 — 5:09

Huit années je voguai au sein du parti de la rose au poing ; la neuvième, apparut la perspective ombreuse des primaires de toute la gauche.  Je sentis mon âme transportée par la joie, la glorieuse deloréïde ayant tenu sa promesse de l’année précédente par le truchement du longiligne et flamboyant Montebourgos.

Au milieu de mes cris de bonheur, une tempête se leva, et vint le divin Flambeus, de rose vêtu, son front d’airain ayant été dégarni par le temps et les contrariétés. Il vint, et ignorant l’indifférence de ses pairs, il s’avança, afin de prendre le flambeau de l’investiture suprême. Il parla, et du haut du rocher fauteuil rouge de Druckeros : « Je suis candidat ». Il dit, et l’assemblée tout entière  frémit d’une apathie légère et moqueuse.

Mon coeur se réjouit, et ma détresse se dissipa. Les vagues des mers de mon âme se retirèrent, la tempête se dispersa. C’est là que je tombai et repris mes sens. Le divin Flambeus ne pouvait pas être candidat. Non.

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Site du PS, Coopol : pour un geek socialiste, c’est Noël.

12 janvier 2010 — 4:38

Franchement, les gars, vous avez merdé. Aujourd’hui ce n’est pas mon anniversaire, c’est celui de ma petite soeur : si vous vouliez me faire plaisir, il fallait ouvrir ces deux sites le 6 décembre, pas le 12 janvier ! :)

Voyons un peu les bêtes.

Nouveau site du PS : du bon et du moins bon

Voilà à quoi il ressemble. On gagne en clarté, assurément. L’actualité du PS est mise en avant avec un featured content, comme pour le site de campagne des européennes. On sent la patte du créateur du site ;-) . Les onglets cliquables dans la barre de navigation s’ouvrent pour laisser place à un contenu plus fourni, permettant d’accéder à d’autres éléments de menu. Flanqué d’un nouveau réseau social (voir plus bas), le PS met en avant sa toute nouvelle interactivité. Les images sont plus présentes, la structure plus pro.

En revanche … je n’ai pu m’empêcher de crier « POURQUOI ? » quand j’ai vu le nouveau logo du PS. Admirez :

Une police forte, carrée mais austère malgré la couleur rose, une rose au poing plus petite, mise en exposant, et surtout, oui surtout, du vert pour les pétales. On suit clairement le greenwashing des logos politiques entamé avec le … Parti de gauche :

Ca en devient franchement ridicule.

Les +
- Un site plus clair et mieux agencé.
- Une meilleure intégration aux réseaux sociaux.
- Plus d’images, de vidéos, etc.

Les -
- Changez-moi cette saleté de logo !
- Le « agissons sur le net » mériterait d’être mieux mis en valeur
- Pas d’ouverture aux commentaires comme, par exemple, le site du MoDem.

Je vous laisse juger par vous-même en allant sur http://parti-socialiste.fr.


La Coopol : j’aime, j’aime, j’aime !

Un Facebook socialiste, en gros. Objectifs : augmenter l’efficacité de l’organisation militante ET ouvrir un espace de débat continu pour les militants et les sympathisants. C’est clair, c’est propre, c’est simple, franchement j’adore.

Les +
- Réactivité
- Esthétique
- Ergonomie

Les -
- A quand l’Ajax ?
- Impossible de commenter les statuts, dommage
- Pas de vraie interaction avec Facebook pour l’instant

En clair, un gros potentiel, découvrez la Coopol sur http://lacoopol.fr !

Et vous, vous avez testé ? Vous en pensez quoi ?

4 commentaires » | PS

Tu l’as voulu ? Tu l’as eu.

6 janvier 2010 — 3:09

Mon moniteur d’auto-école est formidable. Sincèrement ; un mec sympa, grande gueule, ancien flic, précisément CRS, mais qui n’hésite pas à dire que les flics sont des cons. Les séances de conduite sont l’occasion de bavarder (pas trop, sinon bing le mur) dans une ambiance détendue. C’est ainsi que j’ai appris qu’il avait voté Sarkozy sans pour autant être un conservateur ou un libéral acharné, et que non, lui ne regretterait rien.

Les échanges sont donc parfois animés (sans être musclés), mais nous tombons souvent d’accord sur une chose : les électeurs de Sarkozy qui aujourd’hui se plaignent nous insupportent au plus haut point. « Tout ce qu’il fait aujourd’hui, il l’avait annoncé, non ? » me lance-t-il d’un air exaspéré.

Ben oui,  tu as cent fois raison. On avait prévenu, à gauche, les électeurs ont eu un choix clair à faire. Tout était écrit noir sur blanc. Après, de là à croire que les électeurs lisent les programmes … Bien sûr, mon moniteur, là, il ne supporte pas le côté business et bling-bling de Sarko : il a plutôt le profil de l’électeur qui se fait une haute idée de la République.

Mais pour un homme plutôt de droite, sa dernière remarque m’a mis littéralement sur le cul : « Moi ce que je ne comprends pas, c’est les patrons qui votent à gauche, les Maghrébins qui votent Le Pen et les ouvriers qui ont voté Sarkozy. Moi j’ai voté en ayant conscience de ma situation. »

Un vote de classe. On aurait évité Sarkozy avec un vote de classe, vous pensez ?

3 commentaires » | PS, Sarkozy

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