Hénart ou les faux soutiens de partis.
« Mais pourquoi donc a-t-il posté ce truc sur son blog ? »
Calmons-nous jeunes gens, je voulais juste attirer votre attention sur la bannière du site de Laurent Hénart pour les régionales. J’aimerais que nous y regardions de plus près.
En effet, Laurent Hénart et ses commentateurs se targuent, depuis quelques semaines, d’avoir avec eux le MoDem et le Parti Radical de Gauche – l’un d’entre eux me disait même avoir un soutien national.
Regardons les logos sur la bannière. Oh, je sais, ils sont en tout petit, mais on peut effectivement y apercevoir le logo du Parti radical valoisien, des Progressistes de Besson, du Nouveau Centre, de la Gauche Moderne, du MPF, de CPNT, et un autre logo où l’on voit « Radical », mais je n’arrive pas à distinguer le reste.
Diantre, mais il manque le logo du MoDem !

Rien qui ne ressemble à ça sur l’affiche, n’est-ce pas ?
Oh, et il manque aussi le Parti Radical de Gauche !

Eh bien, M. Hénart, il faut savoir, ce sont vos soutiens ou ce ne le sont pas ? Voici pourtant ce que vous écrivez sur votre site :
Au-delà du rassemblement de sa famille politique, Laurent Hénart a voulu que soient présents à ses côtés des hommes et des femmes de sensibilité politique différente, mais qui partage son projet pour la Lorraine, notamment avec le soutien du Parti radical de gauche et la présence de personnalités de premier plan du Modem.
Ah, je ne comprends plus rien. Mais on va dire que je chipote ou, comme aime à le répéter mon ami Jérôme Marchand-Arvier, que je « manque d’objectivité » …
NPA 54, les « idiots inutiles » du débat démocratique.
Ce lundi soir, je suis allé à la conférence-débat sur le dernier livre de Renaud Dély, intitulé Besancenot, l’idiot utile du sarkozysme, conférence organisée par les étudiants de l’IUT Charlemagne.
J’imaginais voir débarquer en nombre des groupies militants NPA pour défendre leur porte-parole. J’ai eu, la salle a eu droit à quelque chose d’encore plus sympathique : une intervention de la tête de liste aux régionales en personne, exigeant, sans rire, un temps de parole de dix minutes au motif que l’intervenant principal avait eu droit à trente minutes. Brouhaha dans la salle, qui a du mal à avaler la pilule.
La tête de liste ne se démonte pas, commence son laïus (rédigé à l’avance), et part dans un délire démago sur le fait que les militants NPA sont des travailleurs qui vont en action après leur boulot, bla bla bla, en occultant totalement la précision initiale de Renaud Dély sur le fait que le bouquin porte sur la personnalité de Besancenot, pas sur les militants du NPA.
Au bout de deux minutes d’autosatisfaction dégoulinante, la voix d’un professeur se fait entendre dans la salle, passablement agacé que la tête de liste NPA se permette de dicter les conditions du débat. Excédé, je me lève et tente de faire comprendre à ce monsieur du NPA que si chaque membre d’un parti demande un droit de réponse, on n’en a pas fini. Après tout, Dély n’a pas été tendre avec les socialistes pendant son exposé, et si je demandais dix minutes moi aussi ?
Brouhaha de nouveau, et comme par magie, une dizaine de gros bras descend vers la scène, et entame une jolie bousculade, notamment contre le professeur. La situation ne se calmera qu’après le départ des militants du NPA, pour reprendre le cadre normal d’un tel débat.
Ce genre de procédé est absolument inacceptable, injuste et dégueulasse pour les étudiants qui ont organisé ce débat. Certes, l’intitulé d’une telle conférence-débat laissait supposer une arrivée massive de militants NPA, mais on était en droit d’attendre d’eux une attitude plus respectueuse du débat démocratique et des membres de la communauté universitaire.
Pour rester dans le sujet de la soirée, à savoir la stratégie de communication politique de Besancenot, on regrettera que les militants du NPA n’aient pas compris qu’en terme de communication politique, une telle attitude est désastreuse pour leur parti.
UMP Lorraine : la stratégie de « l’ouverture » et de la « diversité politique ».
L’exercice est connu. Reconnaissons à l’UMP Lorraine son incroyable capacité à manier l’art du langage en politique. La communication politique, ce sont évidemment des concepts, des mots martelés et placés à tout va. A ce petit jeu, Laurent Hénart et son ancien mentor André Rossinot sont des experts. Une brève analyse de leurs discours met en avant quelques mots-clés, à défaut d’idées-forces : « ouverture », « aventures partagées », « rassembler », « diversité politique », etc.
Le message politique est simple : endosser le costume du centriste et du républicain bon teint, capable de rassembler autour de lui des gens issus d’horizons politiques différents. Pas des gens issus de la diversité. Pas des gens de la société civile. Non, ce qui compte c’est d’afficher autant de partis que de perles à un collier, quitte à complètement s’asseoir sur le fait que ces partis ne soutiennent absolument pas les candidats de la liste Hénart : le MoDem a sa propre liste et ne soutient pas Luc Binsinger; le Parti radical de gauche, par la voix de sa direction nationale, a réaffirmé sa doctrine d’alliances à gauche. Remarquez par ailleurs le fait que Laurent Hénart, dans sa volonté de passer pour un centriste, quelqu’un de modéré, ne met en avant que ces partis. Exit le Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers, exit le Nouveau Centre, le parti croupion de la majorité.
Problème de cette stratégie : elle est à double tranchant. En focalisant sur la liste et sa « diversité politique » – joli mot, au passage, pour parler de débauchages et d’ambitions personnelles assouvies – on prend le risque de susciter la critique sur cette même liste, et d’attirer l’attention sur ses contradictions internes, notamment sur le fait que son bouclage a été fait dans la douleur, selon les propres dires des membres de l’UMP.
On voit bien la progression de la communication politique de Laurent Hénart. Phase 1 : tenter de démolir le bilan Masseret, en ne trouvant comme seul cheval de bataille que les prétendues dépenses exorbitantes de la Région (échec). Phase 2 : mettre en avant l’ouverture de sa liste (échec également). Allons, M. Hénart, encore un effort, la phase 3 c’est le fond.
Mais avant le 14 mars, s’il vous plaît.
Un nouveau site pour le PS Meurthe-et-Moselle.
C’était un vrai plaisir pour moi de voir le regard ébahi et, si j’ose, manifestement interrogatif de Michel Dinet lorsque Mathieu Klein, Premier secrétaire fédéral du PS Meurthe-et-Moselle, a présenté le nouveau site web de la fédération lors des voeux 2010.
Cela faisait déjà quelques temps que nous envisagions une V2 du site web de la fédération. Le premier – que j’ai également eu le plaisir de mettre en place – avait le mérite de la clarté, mais pas de l’esthétique, pour sûr. Nous avons voulu y remédier, nous espérons avoir réussi. Le contenu se veut également plus interactif : photos, vidéos, et nouveauté, ouverture des commentaires aux internautes qui voudront réagir sur les communiqués, les prises de position, l’actualité du Parti socialiste en Meurthe-et-Moselle.
Le PS Meurthe-et-Moselle se dote également d’une page Facebook, afin d’apporter plus de proximité et d’immédiateté à son action politique. Je vous invite d’ailleurs à vous y abonner dès maintenant.
N’hésitez pas à donner votre avis ici ou sur le site de la fédération, vos commentaires sont les bienvenus. Je ne résiste pas à sortir cette petite pique finale : alors, Président Dinet, à quand un blog ?
RIP MoDem Meurthe-et-Moselle, 2007-2010.
Les fossoyeurs du MoDem Meurthe-et-Moselle sont désormais connus, ils se prénomment Luc Binsinger, Président de ce mouvement départemental, et le responsable des jeunes de ce même mouvement. « Le poisson pourrit toujours par la tête », telle aurait pu être la conclusion de cet article du Républicain Lorrain, que je cite :
Luc Binsinger l’a annoncé hier : deux membres du MoDem 54 et lui-même refusent la ligne autonome suivie par leur parti pour les prochaines élections régionales. Ils appellent à soutenir la liste UMP-Radical de Laurent Hénart.
Vous vous souvenez des beaux discours du MoDem depuis 2007 ? Indépendance, rassemblement des socialistes aux gaullistes, ni gauche ni droite bien au contraire, etc. Pour les deux hommes, la position est encore plus simple :
Les deux hommes ont une vision commune : le MoDem a plus à voir avec la droite qu’avec la gauche.
Plus prosaïquement, voilà un bien triste boulet pour la tête de liste de Meurthe-et-Moselle Danièle Noël, qui se retrouve de surcroît citée dans l’article après … une discussion sur Twitter.
En prenant cette décision alors qu’il est Président départemental du Mouvement Démocrate, Luc Binsinger envoie un bien piètre symbole à ceux qui voudraient, aujourd’hui encore, faire alliance avec le MoDem en Lorraine. Mes pensées les plus franches vont aux militants qui ont sincèrement au coeur cet esprit d’indépendance et qui, après la désastreuse aventure des municipales nancéiennes, se font entuber une fois de plus.
Et vint le divin Flambeus.
Huit années je voguai au sein du parti de la rose au poing ; la neuvième, apparut la perspective ombreuse des primaires de toute la gauche. Je sentis mon âme transportée par la joie, la glorieuse deloréïde ayant tenu sa promesse de l’année précédente par le truchement du longiligne et flamboyant Montebourgos.
Au milieu de mes cris de bonheur, une tempête se leva, et vint le divin Flambeus, de rose vêtu, son front d’airain ayant été dégarni par le temps et les contrariétés. Il vint, et ignorant l’indifférence de ses pairs, il s’avança, afin de prendre le flambeau de l’investiture suprême. Il parla, et du haut du rocher fauteuil rouge de Druckeros : « Je suis candidat ». Il dit, et l’assemblée tout entière frémit d’une apathie légère et moqueuse.
Mon coeur se réjouit, et ma détresse se dissipa. Les vagues des mers de mon âme se retirèrent, la tempête se dispersa. C’est là que je tombai et repris mes sens. Le divin Flambeus ne pouvait pas être candidat. Non.
Le Menahès Président !
« Pfff, quelle merde ce truc.
- Tu regardes quoi ?
- Paroles de Français, avec Français écrit en bien gros, la beaufitude politique façon TF1.
- Pléonasme, quoi.
- Ouais. T’as vu le décor ?
- Oh là là, mais c’est un cas d’école pour des communiquants comme nous ! Regarde les tables et les chaises façon café du commerce, on est à un café citoyen, c’est superbe ! Le président au milieu du peuple, mais pas trop hein. Et puis Pernaut … Ah, Pernaut, le taulier, prêt à vous servir un Ricard ou une bière avec en prime un « pas vrai qu’y a trop d’immigrés en France, mon bon m’sieur ? » … J’adore ! Oh et puis t’as vu les fiches d’identité ?
- Ouais. Sauf qu’on se fait chier.
- Ouais.
- … Oh pute borgne mais regarde comme il vient de se faire DEFONCER par le syndicaliste, là, de chez Renault, sur la question automobile ! Oh là, splatch, du sang sur le décor ! Et il se laisse pas couper la parole en plus, bing, bing !
- Oui ! Le Menahès Président !
- Paf ! Et le patron qui lui met dans la tronche les banques ! Et la productrice de lait !
- Un vrai lynchage en direct.
- Ils sont forts chez TF1, ils arrivent à transformer une émission sarkozyste en combat de boxe.
- Ouais. Vive TF1 !
- Aurélie ?
- Quoi ?
- Euh … Tu pousses un peu là.
- Ouais. Bon, on met Star Wars ? »
No Sarkozy Day : c’est toujours non.

J’ai vu que certain-e-s camarades de blogs avaient finalement signé l’appel au No Sarkozy Day. Le texte est plus court, plus « consensuel » et l’événement plus concerté, c’est ce qu’on retiendra.
Mais souvenons-nous du texte qu’avaient écrit plusieurs dizaines de blogueurs pour s’élever contre le No Sarkozy Day. Les arguments étaient les suivants :
1/ Nicolas Sarkozy a été élu. En tant que Président de la République, il bénéficie de la légitimité des urnes. Réclamer sa démission, c’est ouvrir une boîte de Pandore. Nous ne souhaitons pas jouer aux apprentis sorciers. Au contraire, Nicolas Sarkozy doit rester 5 ans au pouvoir, assumer ses erreurs jusqu’au bout. Le No Sarkozy Day doit avoir lieu le 7 mai 2012 et pas avant.
2/ (…) L’antisarkozysme primaire ne fera pas évoluer les mentalités, elle les confortera. Plutôt que de se focaliser sur l’homme, nous préférons nous concentrer sur le bilan désastreux de son action politique. Nous voulons bâtir une véritable alternative politique au sarkozysme qui soit à la fois construite et argumentée.
3/ (…) (Une) initiative lancée sans concertation et qui relève plus du buzz marketing que de l’action politique.
A part le troisième argument qui trouve désormais une réponse, je reste sur la position de l’antisarkozysme primaire sans débouché et de la légitimité des urnes. Dès lors, je ne peux évidemment pas me joindre à cette initiative ripolinée.
Le No Sarkozy Day, c’est en 2012.
MoDem et Europe-écologie : qui sera la troisième force politique ?
C’est sans l’enjeu le plus intéressant dans une campagne des régionales qui s’annonce assez morne jusqu’au dernier moment. Vraisemblablement, cette année encore, malgré la percée d’Europe-écologie en Île-de-France, on retrouvera un duel PS-UMP assez classique, teinté de considérations nationales, au moins autant qu’en 2004.
Une autre bataille se joue pendant ces régionales : celle pour devenir la troisième force politique du pays. Le bipartisme étant ce qu’il est en France, deux formations politiques ont l’ambition (et sans doute la capacité) de s’imposer comme troisième force politique. Minimum à atteindre : 15%. En-dessous, l’on ne considérera le parti en question que comme une force secondaire.
Europe-écologie a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Le bouillonnant Dany, qui se voyait déjà prenant quelques régions aux socialistes il y a quelques mois, revoit sérieusement à la baisse ses ambitions : « Je suis très réaliste. On fera un très bon score mais le PS sera devant nous » (source). Ses ambitions sont cependant réalistes et accessibles : en l’espace d’un an, Europe-écologie est devenu un réseau très actif et de plus en plus connu médiatiquement, et son incroyable percée aux européennes, même relative, a donné à ses militants ce que l’on ne possède pas toujours au PS : la motivation.
Motivation, pas sûr que ce mot soit encore d’actualité au Mouvement Démocrate. « Le parti de l’Europe », comme ils s’aimaient à se définir, a réalisé un bien piètre résultat pour les européennes, alors même que ce scrutin était censé être une confirmation de son résultat de 2007, un test pour ce parti, et un possible tremplin pour les présidentielles. Deux échecs en deux ans (les municipales de 2008 ont été une douche froide pour Bayrou), une incapacité à montrer d’autres visages que Bayrou et Sarnez, quand Europe-écologie affichait d’entrée de jeu plusieurs nouveaux visages, et un départ tardif en campagne, signe de prudence : le MoDem a l’ambition modeste.
A votre avis, qui sera la troisième force au lendemain des régionales ? Parlera-t-on encore d’alliance avec le MoDem s’il passe en quatrième position ?
Solal Sarkozy : ça suffit les conneries !
Bon, amis de Twitter et de Facebook, il va falloir gravement se ressaisir. Nicolas Sarkozy et son fils jouent la carte de la pipolisation à fond, ok. Sarkozy et son fils sont des personnalités médiatiques hautement insupportables, d’accord. L’affaire Jean Sarkozy est devenue un mème qui nous a bien fait marrer pendant plusieurs semaines, c’est indéniable.
Mais toucher à un gamin qui vient à peine de naître, que ce soit le fils d’un mec de droite ou de mon boucher, c’est niet et re-niet. Quand je lis ça :
Je me dis que ça commence à puer.
Gravement.
Alors maintenant stop.









