Le conseil municipal de Nancy qui se tenait hier a été une occasion supplémentaire de constater tout le mépris de la majorité en place. Cela, nous y sommes habitués, le discours est connu : pointer une supposée absence de propositions quand le groupe d’opposition dénonce une mesure, balayer du revers de la main, sans débat, une proposition du groupe quand il en fait une précise.
« J’ordonne les débats, M. Masson »
André Rossinot semble avoir élevé la morgue et la suffisance au rang d’art municipal, en témoigne cette phrase : « D’ici à ce que vous soyez maire, M. Masson, de l’eau aura coulé sous les ponts de la Meurthe ». Bizarrement, après une telle branlée de la droite le 21 mars, je ne l’aurais pas ramenée, moi, si j’avais été le maire. Mais bon.
Des taxes, des taxes et encore des taxes
Pour une famille politique qui abhorre autant l’augmentation des prélèvements, l’on peut dire que la majorité UMP de Nancy n’y va pas avec le dos de la cuillère dans le reniement cette année : augmentation de 8% de la taxe sur l’électricité (soit le maximum prévu par la loi), augmentation des impôts locaux, etc. Après les sorties emphatiques, main sur le coeur de Laurent Hénart pendant les régionales sur les augmentations du CR, on ne peut que sourire (jaune) face à une telle débauche d’augmentations de la part du chef de file de la majorité municipale.
Et le César du meilleur acteur est attribué à …
… Thierry Coulom, bien évidemment. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce sémillant conseiller municipal de la majorité, imaginez-vous Frédéric Lefebvre et son phrasé si original. On est à peu près dans le même style : « Vous ne connaissez pas la vie des vraies gens », « Sortez un peu rencontrer les gens », « Je vous sais plus intelligent que cela, M. Masson », etc.
Mais la phrase qui m’a fait voir rouge est celle-ci : « M. Klein, vos amis politiques ne siègent jamais dans mon AVQ ! »
Pour avoir fait partie de cet Atelier de Vie de Quartier Centre-Ville Charles-III, je vais rappeler quelques petites choses à M. Coulom :
1/ Personne ne s’est jamais présenté au nom du Parti socialiste,
2/ Certains d’entre nous ont déménagé dans un autre quartier, et ont envoyé un mail pour dire qu’ils ne seraient plus présents (nous sommes disposés à prodiguer quelques leçons d’informatique pour les personnes qui ne sauraient pas ouvrir une boîte mail),
3/ Jusqu’à preuve du contraire, même si M. Coulom aime à endosser le rôle de l’Oeil de Moscou, ce n’est pas SON Atelier de Vie de Quartier. L’AVQ est, jusqu’à preuve du contraire, une association indépendante, même quand M. Coulom vient y distiller la bonne parole municipale et faire croire aux administrateurs qu’ils sont associés aux processus de décision (la bonne blague).
C’est sans doute cela, la démocratie participative sauce Rossinot. Et après on s’étonne que les gens n’aillent pas voter.